10 mai 2008
QUÉBEC: AGIR VITE ET FORT
Il est minuit moins une pour le Québec. Les affronts qu’on fait subir actuellement au peuple québécois se multiplient. Leur fréquence et leur intensité s’accroissent à un rythme quasi exponentiel. Et pendant ce temps chez les indépendantistes? …Rien. Nos intellectuels sont muets : les plus vieux muselés par les contrats et les subventions qui les lient à l’état, les plus jeunes par l’espoir d’en obtenir. « On ne mord pas la main qui nous nourrit ».
Les fédéralistes ont compris, eux, ce qui semble encore
échapper aux indépendantistes : pour gagner une guerre, il faut faire des
alliances. Une fois la victoire acquise, on peut se partager le butin, mais pas
avant. N’aura-t-on rien appris des stratégies fédéralistes de 1995? Et dire que
notre devise est « Je me souviens » …c’est triste à en brailler.
Il nous faut surmonter ces obstacles qui nous divisent, aussi importants soient-ils, et se rallier autour d’une idée, une seule : l’indépendance. Une fois celle-ci acquise, nous aurons tout le loisir de défendre, chacun pour soi, âprement et même méchamment, notre vision idéale de ce pays qui, au moins, nous appartiendra alors pour vrai.
Et il nous faut agir vite et fort, sinon, à ce rythme, c’est très bientôt que la conquête s’achèvera dans une assimilation totale, à moins que nos têtes les plus chaudes ne se réveillent et fassent reculer le débat de quarante ans, le ramenant dans la rue, à grands coups d’éclat dans un possible prélude aux plus inquiétants dérapages.